« Ce n'est qu'un au revoir ! ». Voilà ce qu'ont chanté, debout, des députés européens particulièrement émus, le mercredi 29 janvier 2020, lors du vote de retrait de l'Union européenne au Parlement européen.

621 voix pour, 49 contre et 13 abstentions, à Bruxelles aussi le feu vert a donc été donné : la Grande-Bretagne va quitter l'Union européenne demain (31 janvier 2020). Dans l'histoire de l'Europe, c'est une première. Jamais un État membre n'a quitté cette union crée quelques années après la Seconde Guerre mondiale. De part et d'autre de la Manche, ce départ est synonyme d'un certain nombre d'incertitudes. Et d'abord sur la politique agricole commune. C'est L'un des piliers de l'Europe. Une fois dehors et dès la fin de cette année 2020, la Grande-Bretagne ne pourra plus prétendre à cette vaste enveloppe de subventions. De 2021 à 2027, il y aura une transition pendant laquelle le gouvernement britannique introduira ses nouvelles aides. Mais à quel niveau vont-elles s'élever ? Notre correspondante Marie Billon s'est rendue dans les régions du sud de l'Angleterre, très rurales du Surrey et du Kent pour interroger les agriculteurs sur leurs attentes mais pas seulement.

Depuis 3 ans et demi et le oui au référendum, la saga du Brexit a aussi été marquée par la question de la frontière irlandaise. Car l'île est divisée en deux : l'Irlande du Nord appartient à la Grande-Bretagne, la République d'Irlande à l'Europe. La frontière entre les deux devient donc aussi la seule démarcation terrestre entre l'Union et le Royaume-Uni. Une frontière qui promet de devenir un casse-tête si des contrôles de douane ou d'immigration sont mis en place. Mais il y a 2 ans, un internaute s'est amusé à donner une voix à cette frontière. Le compte @Irish Border sur twitter et ses 110 000 followers suit l'actualité du Brexit avec un humour décapant. Notre correspondante en Irlande Émeline Vin a rencontré l'auteur du compte.                                     

Direction la Roumanie à présent, pour une autre histoire de changement de vie. Cette fois, pas question de quitter l'Europe, mais plutôt de quitter son métier ! C'est l'histoire d'un jeune Roumain qui a choisi de quitter son métier. Après 10 ans passés à travailler dans la finance et l'immobilier, Bogdan Nicolescu a choisi de tout changer. À la trentaine, il s'est reconverti dans l'agriculture. Son concept : produire et livrer des légumes cultivés à l'ancienne aux Bucarestois. C'est le reportage de Benjamin Ribout.

Une émission réalisée grâce au cofinancement de l'Union européenne.

Brexit oblige, Vincent Theval nous emmène en Grande-Bretagne pour sa chronique musicale sur la chanteuse anglaise Rachel Dadd et son dernier album assez politique.