La crise sanitaire actuelle met en lumière les disparités des systèmes de santé européens. Dans l'Union, tous les pays ne sont pas égaux face à la maladie. Et pour certains certains hôpitaux, le coronavirus pourrait être la crise de trop.

En France, les hôpitaux publics sont déjà au bord du burn-out. Depuis un an (2019), c'est une grève inédite qui a commencé. D'abord dans les services d'urgences pour progressivement s'étendre à tous les services. Malgré quelques promesses, le personnel soignant ne se sent toujours pas entendu par les pouvoirs publics sur l'essentiel de ses revendications : plus de moyens et de personnel. Une crise que l'épidémie risque seulement d'amplifier. Léa-Lisa Westerhoff s'est rendue à l'Hôpital universitaire Robert Debré, à Paris. 

La pandémie touche aussi L'Irlande, qui ferme toutes les écoles, les universités et les institutions culturelles à partir de vendredi 13 mars  et jusqu'au 29 mars 2020. L'Irlande où là aussi, l'hôpital public est bien malmené, au point que l’on parle désormais d’une crise des brancards. Emeline Vin.

En Pologne, la lutte contre le cancer est à la traîne. Et le geste d’une députée polonaise a, bien malgré elle, mis ce sujet sur le devant de la scène. Joanna Lichockaa fait, il y a quelques semaines un doigt d’honneur, en pleine séance à la Diète, en direction de l’opposition. L’élue du parti au pouvoirvenait de défendre une disposition polémique : accorder une rallonge budgétaire de près de 500 millions d’euros à la télévision publique, devenue outil de propagande selon de nombreux observateurs, plutôt que de financer la lutte contre le cancer. Thomas Giraudeau.

La Roumanie ne parvient pas à garder ses médecins. Benjamin Ribout.

Les conséquences économiques dans la chronique My Europ.info de Daniel Vigneron.