L'agriculture fait travailler 4% d'Européens. Un chiffre qui cache mal les disparités entre les différents pays. En Roumanie, par exemple, le secteur emploi représente 20% de la population contre 1% seulement au Royaume-Uni ou 1,1% en Belgique.

Mais presque dans tous les pays européens, il y a de moins en moins d'agriculteurs du fait des difficultés qu'ils rencontrent. La France, premier producteur agricole européen, en est un bon exemple. Chute de la production, prix trop bas imposés par la grande distribution ont provoqué une asphyxie telle que, depuis 2008, le nombre de suicides a explosé : plus de 2 suicides par jour chez les agriculteurs, exploitants et salariés agricoles, selon la mutualité sociale agricole. Pour briser le tabou qui entoure ce sujet, Camille Beaurain a décidé d’écrire un livre sur son histoire : son mari, éleveur de porcs s’est suicidé, il y a deux ans, il avait 31 ans. Lise Verbecke l’a rencontrée.

Les minoteries autrichiennes se réinventent pour survivreAutre exemple de la nécessité pour le secteur agricole de se réinventer, celui des meuniers en Autriche, les fabricants de farine. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le pays comptait 5 000 minoteries. Aujourd’hui, ils sont 100 établissements à peine à moudre le grain. Le marché est dominé par une dizaine d’entreprises industrielles, alors que le plus grand nombre de producteurs qui, pour certains, fonctionnent encore grâce à un moulin à eau, luttent pour leur survie. Notre correspondante Céline Béal est allée à la rencontre de ces meuniers.

Les trottinettes électriques envahissent SofiaÀ Berlin, Paris ou Londres, on les voit partout ces trottinettes qui filent à toute allure grâce à leur moteur électrique. Depuis août 2019, c'est aussi le cas de Sofia, en Bulgarie. Dans ce pays, plusieurs start-ups sont déjà en concurrence pour s'accaparer ce nouveau marché du transport, et les autorités réfléchissent à de nouvelles lois pour réguler cette forme de mobilité, comme nous l’explique notre correspondant Damian Vodenitcharov.

«En un mot» va en EspagneNotre chronique «En un mot» se rend à Madrid aujourd'hui avec l'expression "la cosas como son", "les choses sont comme elles sont" en français. Une expression utilisée partout, et qui raconte un peu de l'identité espagnole faite de fatalisme, mais aussi de tabous... comme l'absence de volonté de trop fouiller dans le passé, François Musseau.