Fermeture des écoles, voire des frontières, pays après pays, l'Europe se met à l'arrêt. L'objectif : ralentir la progression du Covid-19.

Après l'Italie et la République Tchèque, mais aussi la Hongrie, le Danemark, la Grèce, la France comme une dizaine de pays européens a donc elle aussi décidé de fermer toutes ses écoles et universités, pour un mois au moins. La Slovaquie a, elle, carrément fermé ses frontières, et la Bulgarie déclaré l'état d'urgence.

Éric Senanque, correspondant de RFI à Rome, a co-signé avec une trentaine de journalistes français basés en Italie, un texte à l'attention des autorités françaises et européennes. Il revient sur cette tribune dans laquelle les dirigeants français sont appelés à prendre «enfin la mesure du danger» face à la progression fulgurante du coronavirus.

La sortie du nucléaire : un enjeu européenLes élections municipales, par contre, qui doivent se tenir dimanche 15 mars 2020 en France, ne seront pas annulées pour cause de Coronavirus. Et parmi les enjeux de ce scrutin dans les villes, la gestion, voire la fermeture des sites industriels. Exemple avec les centrales nucléaires. Après la catastrophe de Fukushima en 2011 au Japon, la pression des citoyens se fait plus forte. À Fessenheim, la première ville à avoir accueilli en France, une centrale nucléaire en 1978, c'est désormais acté :  le site va fermer. Un premier réacteur a été éteint le 22 février 2020. Le 2ème fermera le 30 juin 2020. La fermeture de 12 autres réacteurs suivra d’ici 2035. Pour la ville de Fessenheim en Alsace, c'est toute une page qui se tourne. Le reportage de Robin Dussenne.

En Allemagne, la fin du recours à l’énergie nucléaire a été décidée, en 2002, déjà par la coalition des sociaux-démocrates et des Verts au pouvoir.  Et après avoir, dans un premier temps, ralenti le processus, la chancelière Angela Merkel a finalement été obligée de l'accélérer après la catastrophe de Fukushima. La sortie définitive du nucléaire est donc fixée à 2022.  Et pour l’instant, le calendrier est respecté. Déborah Berlioz.

Et si on parle de plus en plus de sortie du nucléaire en Europe, un pays va en sens inverse, c’est le Royaume-Uni !!! Le pays a carrément décidé d’investir dans le nucléaire avec la construction d'une nouvelle centrale dans le sud-ouest de l’Angleterre, dans le Summerset. Car Boris Johnson dit vouloir une « renaissance nucléaire » britannique. Marie Billon.

L’Autriche, elle, est sortie du nucléaire depuis plus de 40 ans ! Depuis, les gouvernements de tous bords mènent une croisade inlassable pour que d’autres pays leur emboîtent le pas en Europe. La publication d’une vidéo d’un lanceur d’alerte, il y a une dizaine de jours, a relancé le débat sur les centrales qui entourent le pays. Les inquiétudes concernent les réacteurs présents tout près de la frontière autrichienne en Slovaquie. Les explications de Céline Béal.