Alors que le monde s’inquiète de l’arrivée du coronavirus, pour lequel il n’existe aucun vaccin, certains refusent, eux, de se vacciner ou de faire vacciner leurs enfants contre des maladies bien connues, meurtrières, et pour lesquelles il existe des vaccinations très efficaces.

L'opposition aux vaccins est aussi ancienne que les vaccins eux-mêmes ; elle prend différentes formes en Europe.

L’Irlande fait aujourd’hui face à une épidémie d’oreillons. C’est une maladie bénigne chez l’enfant, mais potentiellement dangereuse chez l’adulte, elle peut provoquer surdité, méningite ou infertilité. Pour se protéger, il y a un vaccin efficace, mais qui a été contesté voilà quelques années. Les précisions à Dublin d’Émeline Vin.

Depuis 2017, 115 000 personnes ont souffert de la rougeole en Ukraine, plus de 40 en sont morts, parmi le pire bilan au monde. La république post-soviétique est un foyer d’épidémies en tous genres : en 2015, la polio a fait sa réapparition, après avoir été éradiquée du continent européen en 2002. Une raison fondamentale à ces épidémies : un taux de vaccination historiquement bas contre les maladies infantiles. Il était aux alentours de 50% en 2016.

En Ukraine, le mouvement antivax est ancien et puissant, synonyme d’une défiance vis-à-vis des autorités. Les explications de Sébastien Gobert à Kiev.

En Turquie, l’ordre des médecins s’inquiète de la montée en puissance des antivaccins. Reportage à Istanbul d’Anne Andlauer.

Une émission en compagnie de l'historien Laurent-Henri Vignaud, auteur avec Françoise Salvadori d'Antivax, la résistance aux vaccins du XVIIIè siècle à nos jours, aux éditions Vendémiaire.