Les étudiants internationaux, une manne pour les universités occidentales.

La France, 4ème pays en termes d’attractivité sur ce marché mondial, puisqu’il s’agit bien d’un marché, voudrait faire plus. Entendez, voudrait attirer plus que les 343 000 étudiants qui sont venus étudier dans l’Hexagone, en 2018. Et pour cela, il y a une stratégie, intitulée « Bienvenue en France ». Mais une des mesures de ce plan fait particulièrement polémique, l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants non-européens, qui passera de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers de francs par an. Sept universités sur 75 appliquent pour l’instant cette hausse des tarifs. Ailleurs, on fait de la résistance. Comme la Sorbonne où les augmentations ne s’appliqueront pas cette année. Reportage sur place de Léa-Lisa Westerhoff.

Et l’exemple européen de la Suède n’est pas encourageant. Depuis 2011 et l’introduction de frais de scolarité au coût réel pour les internationaux, le pays a perdu 80% de ses étudiants étrangers. En tête des pays qui attirent le plus d’étudiants étrangers, on trouve bien sûr le Royaume-Uni et l’inaltérable prestige d’Oxbridge. Deuxième destination favorite au monde. Mais, il y a le Brexit et tous les risques liés à une sortie sans accord, notamment la perte des budgets européens de recherche. L’Irlande pourrait bien en tirer profit, un pays où un étudiant sur dix est étranger. Et où les études constituent le premier facteur d’immigration devant le travail ou les demandes d’asiles. Alors qui sont ces étudiants étrangers ? Revue de détail à Dublin avec Emeline Vin.

Et dans cette concurrence académique et commerciale, la Hongrie tire son épingle du jeu. Les frais de scolarité y sont attractifs, les logements très peu chers, et beaucoup de cursus sont désormais en anglais. De nombreux étudiants originaires de Turquie ou d’Iran ne s’y sont pas trompés. À Budapest, Florence La Bruyère.

Les vraies « racines » de l’EuropeEt à l’heure où un commissaire européen des migrations se voit aussi chargé dans l’intitulé de sa fonction « de la Protection du mode de vie européen », à l’heure où les populistes disent vouloir défendre les valeurs européennes. Il est plus que nécessaire de se plonger dans cette histoire commune. Le journaliste François Reynaert, la décrypte pour nous dans son dernier livre Voyage en Europe de Charlemagne à nos jours, publié aux éditions Fayard. Comme il l’a expliqué à Catherine Rolland, cette histoire commune existe, mais elle ne correspond pas vraiment à la caricature qu’on voudrait nous en faire.

Disneyland moscoviteMoscou aura bientôt son grand parc d’attractions. Sur une surface équivalente à 42 terrains de football. « L’île du rêve », c’est son nom, ne fait pas rêver tout le monde. Des riverains qui regrettent les espaces verts, et les partis d’opposition qui pointent déjà des soupçons de corruption. À Moscou, Étienne Bouche est allé visiter cet immense chantier avec Konstantin Goloubev, le responsable du projet.