Quand les pays européens retrouvent la mémoire de leur passé colonial… Vaste quête et douloureuse introspection aussi.

En Italie, la colonisation de l’Érythrée, de l’Éthiopie, de la Somalie et de la Libye, reste encore très méconnue dans le pays. La violence et la brutalité de cette mise sous tutelle, notamment durant la période fasciste, sont souvent passées sous silence. L’écrivaine italienne d’origine somalienne Igiaba Scego ne cesse d’interroger cette amnésie nationale. Son histoire personnelle l’y pousse avec urgence. Olivier Bonnel est allé la rencontrer chez elle, à Rome.

Aux Pays-Bas, renommer l’âge d’orEt aux Pays-Bas, c’est l’Amsterdam Museum qui s’est saisi de ce débat avec une initiative qui fait polémique. Le musée a décidé de ne plus utiliser le terme d’ « Âge d’or », une appellation qui recouvre un XVIIème siècle riche, mais aussi colonisateur. Bref, l’âge d’or n’était pas vécu comme tel par tout le monde, loin s’en faut. C’est le reportage d’Antoine Mouteau.

Et en Serbie, c’est une toute autre histoire.À l'époque titiste, la fédération yougoslave, à la pointe du non alignement, a largement soutenu la lutte pour la décolonisation, finançant largement les mouvements de révolte (en Algérie, en Guinée Conakry, au Mali, au Ghana). Après leur indépendance, ces États ont également été soutenus par Belgrade. Mais depuis l'éclatement de la Yougoslavie, les gouvernements nationalistes veulent effacer ce passé, comme tout passé lié à la Yougoslavie. Reportage à Belgrade signé Simon Rico.

La chronique musique de Vincent Théval Avec Gabriele Poso et son titre Xango.