Leur condition d’homme ou de femme, le sexe qui leur a été attribué à la naissance, ne correspond pas à l’identité qu’ils ressentent. Les transgenres revendiquent leur place et leur histoire. Au grand jour.

C’est ce que raconte la journaliste belge Bo Van Spilbeeck qui, après avoir vécu 58 ans dans le costume d’un homme, grand reporter sur la chaîne phare flamande VTM, est devenue femme. Après ce qu’on appelle une opération de réattribution sexuelle. Son histoire qu’elle a racontée dans un livre, fait d’elle aujourd’hui une porte-parole de cette cause longtemps cachée. Elle a reçu dans son travail, et dans son pays un accueil extraordinaire. Le Premier ministre Charles Michel l’a félicitée pour je cite « son courage et sa persévérance ». Comment je suis devenu Bo, c’est le titre de son livre, et c’est aussi l’histoire d’une re-naissance qu’elle a racontée à Laxmi Lota.« Comment je suis devenu Bo » est un livre publié en français aux éditions des Arènes.

Changer d’identité sur le papier, sur son passeport, avant même de changer d’apparence, c’est le parcours qu’ont entamé et réussi une quarantaine de personnes dans un petit pays pas forcément en avance sur les questions de genre ou de minorité sexuelle. La Lituanie. C’est la législation européenne, qui impose la non discrimination, qui a permis cette victoire devant les tribunaux. Les explications de Marielle Vitureau.

Genre neutreEt la question du genre, ce n’est pas seulement un homme qui se sent femme ou une femme qui se sent homme, c’est aussi des individus qui ne se sentent ni homme ni femme, et dont le corps peut aussi être intersexe. Une minorité qui compte désormais aux Pays-Bas. À de nombreux échelons de la vie courante, on leur fait une place, Antoine Mouteau.

Hyperandrogène, le terme désigne des femmes dont le taux de testostérone, l’hormone masculine, est naturellement plus important que la moyenne.Une anomalie que le monde du sport a bien du mal à gérer. Certaines sportives se sont vues interdire de prendre le départ d’une course. D’autres athlètes ont été opérées, mutilées de force afin de pouvoir continuer la compétition.C’est ce que raconte un documentaire allemand très fouillé, diffusé et produit par la chaine allemande ARD. Un des rares médias qui ose s’attaquer aux pratiques de la toute puissante Fédération Internationale d’Athlétisme. Julien Méchaussie, correspondant à Berlin, l’a regardé pour nous.

De Budapest à VienneDernier épisode en date dans le long bras-de-fer qui oppose la Central European University et le gouvernement hongrois de Viktor Orban. L’université anglophone de prestige financée par le milliardaire américain George Soros, était jusqu’alors installée à Budapest. Mais, le gouvernement n’a cessé de lui mettre des bâtons dans les roues, surtout pour des raisons politiques. La notion de « société ouverte » prônée par l’université cadre mal avec la société illibérale du Premier ministre hongrois. La CEU a donc entamé son déménagement. Direction Vienne en Autriche, à trois heures de route. Céline Beal s’est rendue sur ce nouveau campus qui accueillera la totalité des étudiants, dès l’année 2020.