Ce sont des enfants avant d’être des migrants. Ils arrivent en Europe sans famille, vulnérables, et se retrouvent trop souvent abandonnés à leur sort ou victimes de racisme.

L’accueil de ces migrants mineurs non accompagnés est sous le feu des critiques, à Genève en Suisse. D'après les chiffres officiels, après les arrivées en nombre de 2015, les demandes d'asile de ces enfants isolés n'ont pas cessé de baisser en Suisse. Ils étaient 2 736 en 2015, 401 en 2018. Dans une très grande majorité des garçons. Un peu plus de la moitié a entre 16 à 17 ans, et ils viennent d'abord d'Afghanistan, d'Érythrée et de Somalie.

Même si Berne a annoncé une meilleure prise en charge de ces enfants dès l'année prochaine, avec notamment des éducateurs spécialisés, un collectif d’associations dénonce la prise en charge de ces jeunes isolés, qui ne demandent pas toujours l'asile. Manque de moyens et de places disponibles, disent les autorités. Manque de volonté politique, répondent les militants. Les détails, à Genève, Jérémie Lanche.

L'Italie est l'une des portes d'entrée vers l'Europe pour les migrants qui traversent la Méditerranée, dans des conditions éprouvantes très souvent. Depuis le début de l'année, plus de mille personnes ont perdu la vie en mer. Parmi les rescapés des naufrages, des enfants, des bébés parfois, qui arrivent alors orphelins sur le rivage italien.

Certains de ces enfants ont trouvé une nouvelle famille. Mais, l'adoption n'est pas simple, dans un pays où la dérive raciste préoccupe de plus en plus de citoyens. Des mères adoptives s'en sont rendues compte. Elles ont monté une association, Mamme per la Pelle, et se battent pour préserver leurs enfants d'une haine croissante. Le reportage de Franceline Beretti.

La Une de Courrier international. Retour sur la découverte de 39 cadavres dans un camion près de Londres, avec Sasha Mitchell.

La chronique musicale de Vincent Théval : les Belges de River Into Lake avec The Book on Your Chest.