700 000 personnes recourent, chaque soir, sur le continent à un hébergement d’urgence. Une hausse de 70% en dix ans.Or, cette solution très précaire a un coût. 20 000 euros par an et par personne, alors qu’un logement social reviendrait à 9 000 euros par an.

Objectif 0 SDFEn Europe, seul un pays a renversé la tendance en estimant que dormir sous un toit est un droit fondamental. C’est la politique du logement d’abord mis en place en Finlande. Une politique simple, donner un logement pérenne, tout d’abord et très vite pour aider les exclus. Et non l’inverse. Résultat : le nombre de SDF a baissé de 35% depuis 2008. Reportage à Helsinki signé Lea-Lisa Westerhoff. La Finlande s'est donnée 8 ans pour ne plus avoir de sans-abris dans le pays.

Des garanties et un logement prêtéEn France, on dort de plus en plus dans la rue, et on fait de plus en plus appel à l’État lorsqu’il fait froid, + 50% en trois ans. Dans le nord du pays, c’est une start-up qui essaie de faire bouger les choses. Car à côté de cette crise de l’hébergement, il y a trois millions de logements vacants dans l’Hexagone. Rassurer et rémunérer à la marge les propriétaires de ces appartements vides pour qu’ils les prêtent, gratuitement, c’est le défi de Stirrup, une entreprise créée par Delphine Barthe. Lise Verbeke est allée la rencontrer.

HomelessEt au Royaume-Uni, le choix de l’austérité, et l’augmentation du coût de la vie ont eu un impact immédiat sur le nombre de sans-abris. + 165% entre 2010 et 2018. Un bilan peu encourageant. À Londres, Marie Billon.

Chronique en un mot: «Révolution de velours»Les Tchèques commémoraient, le week-end dernier, de façon fort peu consensuelle les 30 ans de la Révolution de velours qui a causé la chute du communisme. 250 000 personnes étaient descendues dans la rue pour demander la démission du Premier ministre Andrej Babis, ancien membre du Parti communiste, aujourd’hui milliardaire accusé de corruption. La Révolution de velours n’apparaît plus si douce, mais l’a-t-elle jamais été ? C’est tout l’objet de notre chronique « En un mot ». À Prague, Alexis Rosenzweig nous explique d’où vient ce surnom «velours» donné à la révolution.