Menu bio aujourd’hui dans Accents d’Europe.L’agriculture biologique peut-elle répondre sainement à une demande toujours croissante ? Assiste-t-on à une concurrence entre labels, entre pays producteurs ?

Pour nous guider aujourd’hui, nous recevons Claude Gruffat.L’ancien PDG de Biocoop, la première enseigne de produits bio en France, la plus ancienne aussi, s’est présenté aux élections européennes sur la liste Europe écologie les Verts. Un élu, mais « en suspens », puisque l’existence de son siège dépend du Brexit et du départ des Britanniques.

Le marché bio s’adresse essentiellement à une clientèle riche, ce sont les Français, les Allemands, les Britanniques qui sont les premiers consommateurs.

L’an dernier (2018), les Allemands ont dépensé 10,91 milliards d’euros en aliments bio, 5,5 % de plus que l’année précédente. Et le bio se vend aussi dans les grandes chaînes de discount que sont Aldi et Lidl. Est-ce pour autant du bio au rabais ? À Berlin, les explications de Deborah Berlioz.

L’Europe a créé, il y a une dizaine d’années, son label bio européen, la fameuse petite feuille verte.

Mais, le label est-il suffisant ? En tout cas, il coexiste avec bon nombre de labels nationaux. En Belgique, par exemple, les agriculteurs bio vont lancer leur label « Bio garantie made in Belgium ». Alice Debatis de la RTBF est allée demander à un producteur de pommes et poires, pourquoi il fallait d’autres garanties.

Le bio pourrait-il nourrir l’Europe, voire même la planète ? La réponse optimiste de Claude Gruffat sur cette question.