En Italie. Officiellement, les migrants sont de moins en moins nombreux à arriver sur les côtes du pays. Selon le ministère de l'Intérieur, ils sont un peu plus de 10 000 depuis le début de l'année 2019, soit moitié moins qu’en 2018 à la même période et près de 91% de moins qu’en 2017. Mais dans le même temps, un autre phénomène augmente : c’est celui des « arrivées fantômes ». Cecile Debarge, notre correspondante en Sicile, nous explique de quoi il s’agit.

 

Que deviennent les migrants une fois sur le sol européen ? Comment s’intègrent-ils ? Accents d'Europe vous propose aujourd'hui un zoom sur la communauté syrienne, 6 millions d'entre eux sont exilés depuis le début de la guerre civile dans leur pays en 2011. La Turquie est le premier pays d'accueil des réfugiés syriens, avec 3 millions et demi de personnes. Mais pas très loin derrière, il y a aussi l'Allemagne. Plus de 700 000 Syriens y vivent. C'est le plus gros contingent de demandeurs d’asile outre-Rhin. Comment s'intègrent-ils ? Éléments de réponse avec notre correspondante à Berlin Deborah Berlioz.

 

En Turquie, premier pays d’accueil au monde des Syriens, on entend souvent dire que les autorités n'ont rien fait pour garder les réfugiés qualifiés au point de parler d’une « fuite des cerveaux syriens ». Mais il y a 3 ans, le gouvernement turc avec l'aide de financements européens a mis sur pied des centres de soins dédiés aux réfugiés dans tout le pays. C’est la contrepartie de l’Europe pour l’engagement de la Turquie de bloquer les flux migratoires vers l’Europe. Six milliards d’euros européens ont été alloués aux réfugiés syriens qui vivent en Turquie. Les fonds sont distribués sur la base de projets et versés au fur et à mesure de leur avancée. L’un des plus ambitieux, le projet SIHHAT – c’est son nom – a permis l’ouverture de dizaines de centres médicaux où les Syriens sont soignés par des Syriens. C'est le reportage d'Anne Andlauer.

 

Dans deux jours (jeudi 12 décembre 2019), les Britanniques, les Écossais et les Irlandais du Nord vont élire les députés de la Chambre des Communes, et donc un nouveau gouvernement et un Premier ministre. Rarement, une élection n'aura eu autant de conséquences pour l'Europe.Le Brexit aura-t-il lieu ? Boris Johnson sera-t-il maintenu à son poste ? Y aura-t-il un nouveau référendum ? À deux jours de ce scrutin majeur, on vous emmène dans le nord de l'Angleterre. Dans l’ancien comté minier de Durham, le vote travailliste est quasi un réflexe depuis 1935.Mais, lors du dernier référendum en 2016, ses habitants ont aussi voté POUR le Brexit à 57,7%. Résultat : les conservateurs, grâce à leur promesse claire de sortir de l’Union européenne dès le 31 janvier 2020, espèrent déloger l’opposition. Reportage de Marie Billon.